les réponses des compositeurs

 

Cher Monsieur Petit,

 

C'est avec enthousiasme que je répond présent à votre appel. La disparition annoncée du basson me désole, comme compositeur, mais aussi bien sûr comme auditeur de concert. De nombreux instruments ont déjà fait cet horrible chemin de la scène au musée, au fur et à mesure que l'orchestre se standardise et s'aplatit toujours d'avantage.

 

Un instrument n'est pas qu'un "accent" posé sur le texte d'une musique et qui ne lui ajouterait que le vague charme d'un terroir ou une "couleur" particulière; il est une part de la musique même, et le basson français ne fait pas exception: avec lui, ce sont toute une technique spécifique (pour l'instrumentiste), une saveur bien distincte et des possibilités musicales vraiment originales qui disparaîtraient ; un instrument oublié, c'est une partie de l'art musical perdue.

 

Je ne sais pas trop quelles actions peuvent contribuer à empêcher la disparition du basson français - à part un boycot des orchestres qui le remplacent sans raison par le fagott... mais je suis de tout coeur avec votre démarche et je soutiens le but fixé. Ne nous laissons pas vider les oreilles et la tête par la standardisation et la fainéantise ambiantes.

 

Bien cordialement,

 

Stéphane Altier

 

 

 

Cher Jean-Louis Petit,

 

Merci de votre information.

Je participe à ce problème.

 

Avec toutes mes voeux

 

Claudio Ambrosini

 

 

Cher Monsieur,

 

Je viens de prendre connaissance de votre courriel, portant sur le basson et  adressé à mon ami Arnaud Dumond. Je suis moi-même bassoniste professionnel (sur système français), et je dois admettre que votre constat et votre synthèse sur la situation sont parfaits, hélas, si je puis me permettre d'ajouter. Je suis à 100% d'accord avec vous, même si je suis profondément attristé par les conclusions auxquelles vous parvenez. Je peux même vous confier que lorsque j'ai appris que le pupitre de l'Opéra National de Paris, a vu trois de ses membres changer de système en 2004, je n'en ai pas dormi de la nuit; ressentant ce changement comme une trahison vis-à-vis d'un instrument qui est beau, que j'aime et qui mérite de continuer à vivre pour illustrer toutes les somptueuses pages de musique qui lui ont été dédiées.

 

Mais lorsque le fer de lance de notre profession ne soutient pas sa base et ni les obscurs instrumentistes et professeurs dont je fais parti, que pouvons nous faire?

 

A mon petit niveau, j'essaie de défendre mon instrument en l'enseignant (au CRD de Créteil, où j'ai monté une classe de 15 élèves) et en le faisant  connaître par des concerts, des créations (la dernière en date s'est déroulée à Marseille le 23 janvier 2009) et des enregistrements (le dernier en date étant "l'art du basson" édité chez Arion et un autre est en préparation).

 

Sachez, Monsieur, que vous avez mon soutien et mon aide inconditionnel pour tout ce que vous voudrez entreprendre et qui pourrait aider le basson français.

Je me permets de joindre à ce message quelques documents me concernant qui vous éclaireront sur mes activités musicales, vous pouvez aussi consulter mon site professionnel dont voici l'adresse : jmabasson.net

ainsi que mon adresse électronique : jmalhaits@yahoo.fr

 

Je me tiens à votre entière disposition pour toute réflexion ou action qui puisse servir notre cause.

 

Dans l'attente de vous lire et de vous rencontrer, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.

 

Jean-Michel Alhaits

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Cher ami,

J'espère le basson français pourra continuer cohabiter avec le basson allemand.

Je trouve que le système Heckel est très efficace pour quelques combinaisons et sonorités, mais j'ai des oeuvres pour duos et trios de basson où je préfère la performance avec des bassons français.

Un exemple, est mon oeuvre MASCARACOL, pour trois bassons, où la sonorité voulue et quelques effets instrumentaux ne peuvent être réalisés qu'avec des bassons français.
Amitiés,

Jorge Antunes

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Bravo Jean-Louis,

Cette catastrophe a été générée par les bassonistes eux mêmes et Allard, en particulier, comme chef d'escadron.

C'est très malheureux et préjudiciable pour tout le monde. Tu as tout à fait raison de lancer cet appel que je soutiens sans réserve.

Mais il serait bon que les bassonistes eux-mêmes sortent la tête du sable... Toujours amicalement,

Pierre-Yves ARTAUD 

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Bien cher Jean-Louis,

Bien sûr, je suis pleinement d'accord avec toi, choqué comme tu l'es  et prêt à défendre le Basson français autant que faire se peut : il  fait partie de notre patrimoine, avec sa technique et surtout sa  sonorité si typique et différente de l'autre. Il faut être soi-même 
compositeur (ce que je suis aussi) pour imaginer et comprendre que  lorsque, à l'instar des très nombreux compositeurs qui l'ont fait, on  écrit une partition avec basson, c'est le son du basson français que  l'on a entendu en composant et que l'on voudra entendre à l'éxécution 
de l'oeuvre, et non le fagott.

C'est donc, plus que mon approbation, mon soutien total et actif s'il  le faut, que je te confirme ici, pour toute action visant à imposer le  basson que les compositeurs ont entendu en écrivant pour lui. Le  Syndicat sera, bien sûr, derrière moi.
Avec mes vives amitiés,

Daniel Barda

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Cher Compositeur et Ami,

Avec quelque amusement je constate que ma signature peut apporter un soutien à une cause musicale si celle-ci est dans de mauvais draps. J'attends vainement que de France, de Paris, ne me parvienne quelque bonne nouvelle.

Mais comme la diversité des timbres m'intéresse, votre proposition de m'associer à une opération de sauvetage du basson français ne me déplaît pas. Dans le domaine des timbres synthétiques, j'ai été frappé par l'appauvrissement progressif de la palette des timbres réellement utilisés. Pour cette raison, j'ai décidé en 2002 de tout  recommencer à zéro: je sais actuellement comment et pourquoi les logiciels préconisés par les "institutions prestigieuses" appauvrissent les timbres et les structures - et qu'elles contreviennent ainsi aux principes initiaux et fondamentaux de la synthèse sonore.

Mutatis mutandis le basson français est peut-être dans le même pétrin.

Mais pour bien montrer les différences, il faudrait pouvoir comparer une même pièce pour basson solo interprétée:

- par un interprète adepte du fagott
--- sur un fagott
--- sur un basson

- par un interprète adepte du basson
--- sur un fagott
--- sur un basson

dans un même lieu avec la même technique de prise de son.

Avec mes salutations cordiales,

René Bastian

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Cher Jean-Louis,

Après bien des années que nous ne nous sommes vus...

Une contribution parmi d'autres (peut-être?): l'édition d'un ouvrage consacré au basson, à sa facture (avec photos d'atelier) et lié à l'édition d'œuvres écrites spécialement pour cet instrument -un basson seul, deux ou plusieurs bassons, basson et d'autres instruments- par des compositeurs, via une commande que vous pourriez leur faire.

Je travaille avec le jeune éditeur Delatour depuis peu et j'ai fait publier un ouvrage pour contrebasse dans cet esprit (encore que cet instrument ne se trouve pas dans une telle situation).

Ce serait envisageable et il faudrait que nous en parlions ensemble si vous pensez que ce serait utile.
Il faudrait penser à une version en anglais et en japonais parallèlement.

Avec mon amical souvenir


Jean-Michel BARDEZ

 

 

Cher Ami,

 

Par ce message, j'exprime mon soutien, puisqu'il en a besoin, au basson français, dont le timbre est si doux.

 

Marc Battier

 

Compositeur

Professeur de musicologie du XXe siècle, Université Paris-Sorbonne

 

 

Cher Jean-Louis,


Oui, je suis pour la biodiversité dans tous les domaines!! Donc en musique bien sûr. Je pense que c'est une notion qu'il n'est pas farfelu d'introduire dans ce combat, et qui pourrait même en être le fondement…

Cordialement,

 

Ivan Bellocq

 

Bonjour M. Petit
 
 Bien sur je ferai mon adhesion, car il est inaceptable de perdre la sonorité de cet instrument.
 
 Merci de demander mon opinion        
 
 Joaquin Bermudez

 

Bonjour, Qu’est ce que je peux faire pour vous?

Vous pouvez compter avec mon adhésion à cette "revendication"

Amicalement

 

Esteban Benzecry

 

Bonsoir Jean-Louis,

Je suis tout-à-fait d'accord avec vous. Je pense que des commandes de compositions spécifiques au basson français seraient une bonne solution pour redorer le blason de ce si bel instrument.
Amicalement.

Denis Beuret

Monterban 41, CH-1623 Semsales SUISSE

 

Cher Jean Louis, je rejoins ces préoccupations concernant la disparition progressive du basson français ; nous savons qu'à Toulouse Michel Plasson a été un des derniers à conserver le pupitre à l'orchestre ! peu à peu avec la mobilité des chefs, on a uniformisé le son des formations symphoniques ..et, lorsque j'ai dirigé le CNSM j'ai conservé une demie classe de basson...mais les élèves, inquiets pour leur avenir, ont boudé la fréquentation de cette classe.

 

Il est paradoxal d'apprendre que ce sont des Japonais et des Américains qui volent au secours de ce patrimoine français. Mais que peut-on faire ? Les fabricants eux mêmes baissent les bras... Bien amicalement à vous.

 

Marc Bleuse

 

 

Cher Ami,

 

Il est évident que la disparition "programmée" du basson français me touche au plus haut point. Les deux instruments ont chacun leur mérite et sont adaptés à une esthétique particulière.

 

La disparition du fagott m'inquièterais de la même façon mais je dois dire que lorsque j'écris une partie d'orchestre pour le basson c'est le basson français que j'ai dans l'oreille. Je suis toujours quelque peu déçu si on joue cette partie sur le fagott.

 

On peut discuter longuement sur les mérites de l'un ou de l'autre, mais je suis bien d'accord avec votre propos, ce n'est pas de cela dont il est question ici.

 

Pour conclure, je serai bien triste le jour où l'on exposera le basson français dans la "Galerie des espèces disparues" au Muséum d'Histoire naturelle du Jardin des plantes à Paris. Ne le laissons pas mourir.

 

Merci de vous être attelé à cette tâche.

Cordialement,

 

Georges Bœuf

 

 

Cher collègue,

 

Je ne peux que souscrire à cette "revendication" et vous remercie d'en avoir pris l'initiative.

Bien cordialement

 

Philippe BOIVIN

06 75 24 42 60

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Bien sur que je suis d'accord de le maintenir ; de toute façon la diversité est richesse.

 

Stefano Bonilauri

 

 

J'adhère tout à fait à la prise de position de Jean-Louis petit et soutiens tout à fait son action en faveur du basson français.

 

Jean-Yves Bosseur

 

 

Cher Jean-Louis,


Je partage ton soutien au basson français, mais force est de constater que les facteurs ont eux mêmes décidés de leur disparition.

 

Quel effort font-ils pour faire connaître, développer et valoriser le basson français ? Les plus fervents des bassonistes, dépités par cette situation, abandonnent le basson au profit du fagot.

Nous avons la chance d’avoir deux instruments typés et adaptés à des répertoires différents, ces deux instruments m’intéressent, mais je dois constater que seuls les facteurs de fagot continuent leurs recherches pour améliorer l’instrument et  que seulement celui-ci continue à évoluer.

Amitiés,


François Bousch

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J'adhère tout à fait à cette revendication; et je constate aussi dans la vie musicale cette extinction regrettable.

 

La différence entre les 2 intéresse bien sûr les compositeurs actuels, mais la perte du basson poserait aussi des problèmes pour le répertoire, notamment français.

 

 Vous pouvez naturellement faire état de mon soutien.

 

Bien à vous

 

Patrick Burgan

 

 

Cher Jean-Louis Petit,

Merci de votre information et de vous préoccuper du répertoire de ce magnifique instrument.

Je ne compose malheureusement pas de musique instrumentale, mais y suis très sensible, passionné de musique en général et ai eu le plaisir de côtoyer d’excellents bassonistes.

Bonne chance.
Cordialement

Roland Cahen
Compositeur électroacoustique

 

 

Bien sûr j'approuve ton action, d'autant que j'utilise de préférence le basson français...quand je peux ! Ayant eu de mauvaises surprises avec le fagott, notamment dans le suraigu.

Bien à toi et bravo pour ton action.

 

Philippe Capdenat

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Dear Jean-Louis,


I indeed agree with your "revendication".
I hope to have the opportunity to meet you somewhere. If you plan to 
vist
Rome
, please let me know it.
best regards


Fabio Cifariello Ciardi
 
via Coste di Fontana Conte, 30 00067 Morlupo (Roma) - ITALY

 

Cher Jean-Louis Petit


Bien sûr, je suis totalement de votre avis quant au basson français,
merveilleux instrument si émouvant parfois. Peut-être seriez-vous intéressé par une pièce que j'ai écrite récemment pour 7 bassons et un contrebasson : "Les fous de bas....son!", à l'intention de jeunes interprètes?
Avec mon meilleur souvenir,

 

Monic Cecconi-Botella

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Vous avez bien entendu toute mon approbation et mon adhésion pour cette
revendication concernant la cohabitation égale du basson et du fagott.
Cordialement


Philippe Chamouard

 

 

Cher Jean-Louis,

 

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